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Le gravel est une discipline cycliste née dans les années 2010, qui a véritablement explosé après la pandémie de Covid-19. Depuis lors, le nombre de pratiquants ne cesse d’augmenter chaque année. Cette discipline représente une parfaite fusion entre le cyclisme sur route et le VTT.
Il y a une quinzaine d’années, les passionnés de course à pied découvraient le trail. Plus récemment, ses homologues à deux roues ont adopté le gravel, dont le nom signifie « gravier » en anglais. En vogue, cette pratique fait vibrer la garrigue et les forêts, reléguant presque au second plan le VTT, dont la popularité est en chute libre.
Mais qu’est-ce que le gravel précisément ? En résumé, il s’agit d’un vélo de route équipé de roues quasiment aussi épaisses que celles d’un VTT. Il permet d’emprunter aussi bien les sentiers de terre ou de gravier que les routes asphaltées, offrant ainsi une grande polyvalence. On peut le comparer à un SUV de la bicyclette : polyvalent, confortable et pratique. Cousin du cyclo-cross, le gravel est principalement utilisé pour les randonnées, les longues sorties et est très prisé par les amateurs de bikepacking, un terme à la mode désignant des itinéraires à vélo avec bivouac.
Originaire des États-Unis, cette discipline s’est développée lorsque des cyclistes ont commencé à équiper leur vélo de pneus crantés pour échapper au réseau routier traditionnel. Depuis la fin des années 2010, la pratique connaît une croissance annuelle de 45 %. En France, en 2024, dix comités régionaux proposaient des championnats de gravel, un chiffre qui a doublé en 2025. La Fédération française de cyclisme, en partenariat avec les parcs régionaux tels que ceux des grands Causses, labellise de plus en plus de randonnées.
Le gravel bénéficie également d’un regain de popularité grâce à des cyclistes professionnels tels que Mathieu van der Poel, Matej Mohoric, Pauline Ferrand-Prévôt, Romain Bardet ou Pierre Rolland.