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Sur le papier, la mise en place de plaques d’immatriculation semble répondre à toutes les attentes : identifier facilement les contrevenants, faciliter leur verbalisation, et les inciter à plus de responsabilité en touchant à leur porte-monnaie. Cependant dans la pratique cette solution rencontre de nombreuses difficultés.
Au niveau administratif, cela représenterait des dizaines de millions de vélos à immatriculer, avec la création de cartes grises, de systèmes de suivi et de bases de données. L’Agence Nationale des Titres Sécurisés (ANTS) serait rapidement débordée. En 2023, on estimait à environ 2 millions le nombre de vélos en circulation en France. Bien que la plaque puisse théoriquement servir à la verbalisation cette idée reste peu réaliste. Mais dans la réalité leur mise en œuvre est complexe, coûteuse et souvent contre-productive.
Un exemple à suivre : 🇨🇭 la Suisse, qui a expérimenté le système pendant 50 ans. Chaque vélo devait porter une vignette obligatoire, avec une assurance intégrée. Ce système, bien organisé et rigoureux a été abandonné en 2012. La raison ? 90 % des cyclistes étaient déjà assurés par ailleurs, le coût de gestion était prohibitif, et il n’avait aucun impact réel, puisqu’il ne changeait rien à la situation. Même la police Suisse a fini par abandonner cette mesure, la jugeant trop compliquée, marginale et inutile. Si un pays aussi pragmatique décide d’abandonner après un demi-siècle, cela envoie un signal clair : cette solution n’est pas adaptée.